Le mardi 24 mars 2026
De 14h00 à 17h00
AMPHI AR06 - Faculté DSEG de Nancy
Sous la direction scientifique d'Alexandre STEPANOV, Post-doctorant, Chaire RPNS, Université de Lorraine / IRENEE UR7303.
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Présentation : L'essor des plateformes numériques, publiques et privées, redéfinit les contours de la vie privée. Leur fonctionnement repose sur la collecte et l'exploitation massive de données personnelles, alors même que le RGPD leur impose de minimiser le traitement aux données strictement nécessaires. Cet antagonisme s'est récemment accentué avec deux évolutions : la généralisation des dispositifs d'identité numérique et la prolifération des systèmes d'intelligence artificielle qui apprennent à partir des données.
La première table ronde examinera le paradoxe de l'identification numérique. Les plateformes publiques ont besoin d’une identité numérique régalienne permettant de dématérialiser les démarches administratives. Les plateformes privées doivent connaître leurs utilisateurs pour remplir certaines obligations légales : vérifier l'âge des mineurs, lutter contre les contenus illicites, garantir la sécurité des transactions. Mais cette identification implique-t-elle nécessairement la collecte d'une identité civile complète ? D'autres modalités sont-elles juridiquement envisageables ? La protection des mineurs en ligne, un objectif politique qui a pris de l’ampleur l’année dernière, cristallise ces dilemmes.
La seconde table ronde interrogera l'utilisation des données personnelles par les systèmes d'intelligence artificielle. Leur entraînement requiert des volumes considérables de données, souvent extraites sans consentement explicite. Par ailleurs, leur déploiement dans la sphère publique, par exemple pour automatiser des décisions administratives, détecter des soupçons de fraude fiscale ou sociale, ou encore identifier des objets ou des personnes par le biais de la vidéosurveillance algorithmique, pose des questions juridiques complexes. En particulier, il s’agit de déterminer comment articuler le règlement sur l’IA et le RGPD afin de garantir la maîtrise des systèmes d’IA et le respect de la vie privée.